Dedo - Quand le trash fait rire

Un metalleux comique? Oui ça existe et il s'appelle Dedo

Là c'est son deuxième sketch sur les vieux.

Et ici sa fameuse chanson "Tue tes parents tu verra c'est marrant"

# Posté le mercredi 22 août 2007 14:51

Marvel a son nouveau super-héros : Elephant Man

J'ai toujours cru que ma vie était triste jusqu'au jour où j'ai rencontré Huang Chuncai, 31 ans qui est atteint de la plus grave neurofibromatose du monde.

A première vue on dirais Jabba the Hut mais en fait il a une grosse tumeur de 20 kilo et qui mesure 135 cm à la place du visage...

Whoooo joli record l'ami...




# Posté le vendredi 10 août 2007 08:23

Le Trash vaincra

Le Trash vaincra
"Putain! c'est trash !" cria ma nièce en regardant la scène de torture de Wolf Creek.... "Pffffff, mais qu'est-ce qu'elle y connait au trash celle-là !?".

Le Trash en tant que genre cinématographique est très codifié, notamment par son caractère subversif, son refus des tabous, son esthétique: il s'inscrit avec les films d'horreur pures et durs dans le cinéma dit de genre. A côté de cela les ½uvres cinématographiques "trash grand public" comme Saw ou Hostel se banalisent et ce, même auprès des mineurs qui s'empressent de télécharger ces films en divx et de les "faire tourner" à leurs potes. Parce que oui, le trash se banalise, il est même dans sa forme la plus soft, à la mode.

- Des magazines comme "Choc" ou "Public" font la part belle au voyeurisme et n'hésite pas à montrer des peoples dans des situations dégradantes. Le terme trash s'applique si bien que certains « journalistes » n'hésitent pas à faire les poubelles pour chercher du sensationnel. On qualifie de « télé poubelle » les émissions de télé-réalité...c'est souvent justifié. « Trash » est aussi le nom d'une exposition exhibant les déchets des stars Hollywoodiennes.

- Les films de tueurs en série avec hémoglobine à volonté font des entrées au cinéma et se présentent en tête de gondoles dans les vidéos-club. Rappelons-nous qu'il y a quelques années ces films étaient à l'arrière de ces établissements et rarement diffusés au cinéma (Freddy et autres Halloween). Aujourd'hui le carton de Canal+ en termes de série télévisée s'appelle "Dexter" et raconte le quotidien d'un justicier serial killer.

- Même Marilyn Manson au style de vie Trash est maintenant « pipolisé » et suscite tout au mieux une incompréhension des parents. Lui qui était expulsé des villes par les forces de l'ordre lors de ses premières tournées américaines à cause de l'imagerie véhiculée et de ses m½urs (Prêtre de l'Eglise Sataniste, consommation de stupéfiants backstage et parties fines avec les groupies) remplit désormais des salles comme Bercy et chante l'amouuuuurr perdu...

- Les campagnes de santé publique surfent désormais sur le Trash pour impacter fortement des téléspectateurs qui ont tout vu : spots de la prévention routière à grands renforts de sang et de démembrements, spots contre le tabac avec visuels de poumons noircis, spots contre la drogue avec des photos d'héroïnomanes à la limite du soutenable, portraits de femmes battues pour les campagnes anti-violence conjugale...Le trash est un bon outil de communication pour sensibiliser sur des sujets douloureux.

Cette démocratisation du Trash peut s'expliquer par un contexte social et politique. Notamment dans les cultures japonaises et anglo-saxonnes où les normes sociales peuvent être étouffantes. Même en France le politiquement correct domine, et le trash permet de relativiser et de mettre ce monde à distance. C'est aussi un moyen de revenir à une certaine animalité dans un univers où tout est concept, analyse, intellectualisation...psychanalyse.

Pas étonnant que face à ce phénomène de banalisation, les adeptes du Trash « hardcore » se radicalisent et aillent dans une exploration plus profonde du genre. Les limites sont toujours repoussées pour le meilleur ou pour le pire : dans une société où une partie de la jeunesse a appris la sexualité à travers les films porno, il n'est pas étonnant de voir apparaître des genres comme le gonzo, un porno hyper violent. Du côté de la violence extrême, on trouve le « snuff movie », un film avec tortures et mises à mort réelles. Cet univers était décrit dans « 8mm » un film culte avec Nicolas Cage. Précisons que ce type de films est rarissime, à la limite du mythe.

Le véritable Trash est toujours un mélange graphique et psychologique qui touche au plus profond de nos sentiments et fais appel à nos démons les plus enfouis : "enfouis", underground, c'est bien le terme, il n'est pas encore arrivé le temps où " August Underground" passera en prime time, tant mieux. Même si le trash se démocratise,"le Trash d'initié" a encore de beaux jours devant lui.

# Posté le vendredi 10 août 2007 05:32

Attention aux porcs serial-killer

Attention aux porcs serial-killer
Il fut une époque durant laquelle les animaux devaient répondre de leurs crimes devant les tribunaux.

Si il est vrai que l'homme a toujours voulu dominer la nature, cela l'a amené à avoir des agissements plutôt inusités. Un ces agissements est celui de jugé et condamner les animaux ayant commis des crimes, généralement des meurtres. Cette coutume est aussi vieille que la bible elle-même. Dans l'Exode, il est écrit: « Si un b½uf encorne un homme et le tue, alors le boeuf sera lapidé. » Même si les animaux condamnés étaient généralement des bêtes de somme, il y a eu des procès pour plusieurs espèces animales différentes (chèvres, porcs, taupes, taons, chiens, chats, escargots...la liste est longue), voir même des insectes.

La première parution d'animaux devant les tribunaux connus date des années 800 de notre ère. Un essaim d'abeille qui avait attaqué et tué un homme fût condamné à la peine capitale par étouffement.

Quelque part en Normandie, en l'an 1394, un cochon fût jugé et pendu pour avoir dévoré un humain. La même chose se produisit en 1547 alors qu'une truie et ses enfants furent emmenés devant les tribunaux pour le même crime. Ils exécutèrent la truie mais acquittèrent les porcelets en raison de leurs très jeunes âges. Il a été dit que ce n'était pas de leurs fautes si leur mère leur avait montré le mauvais exemple. Ce genre d'accident était plus ou moins commun dans les cités médiévales où les porcs erraient en liberté. Certains d'entre eux pouvaient s'attaquer à des jeunes enfants.

Cependant, les crimes n'étaient pas toujours aussi graves. En 1471, un coq fût condamné à la peine capitale pour avoir pondu un oeuf, ce qui démontrait un grave mépris envers Dieu et sa création. Après avoir été condamné à mort, le poulet en question fût brûlé.

Un jugement particulièrement original fût rendu en 1519 contre des taupes qui avaient ruinées une récolte parce qu'elles avaient creusées tellement de tunnels que l'herbe ne pouvait plus pousser dans ce champ. Les taupes furent condamnées à contumace dans l'exil. Mais la cour accorda un sauf-conduit en allouant 14 jours de délai supplémentaire aux taupes qui avaient des enfants et celles jeune en âge.

Tout cela peut sembler bien étonnant, mais ce n'est que la pointe de l'iceberg. En effet, les tribunaux pour animaux suivaient les mêmes lois que ceux que la population connaissait à l'époque. Ainsi, il pouvait compter sur la présence d'un avocat pour les représenter et faire valoir leurs droits. Certain avocat devinrent célèbres à défendre des animaux. En 1499, l'un d'eux défendit les intérêts d'un ours qui avait semé la pagaille dans plusieurs villages. Il le vît libéré en réclamant le droit de l'ours d'être jugé par ses pairs... soit, les autres ours. L'histoire ne nous dit cependant pas si ses amis ours lui ont fait ce procès (...).

Une anecdote que je trouve personnellement très amusant est celle des chenilles italiennes de 1669. Elles avaient été forcées de comparaître pour destruction volontaire de propriété publique. Un papier de notification fût donc cloué sur un arbre de cinq paroisses différentes. Il était clairement indiqué que les chenilles étaient libres d'habiter la forêt et de jouir de leur liberté, mais elles ne devaient pas nuire à l'homme. Aux États-Unis, des gens envoyaient des lettres aux rats habitant leurs demeures. Ces messages très polis les priaient de bien vouloir quitter les lieux. En 1906, deux frères et leur chien furent accusés de meurtre. Les hommes ont purgés une sentence à vie et le chien fut exécuté. En 1974, en Libye, un chien coupable d'avoir mordu un homme fut condamné à un mois de prison au pain et à l'eau. Le chien fut ensuite libéré car justice avait été faite.

Un autre de ces avocats, un français du nom de Bartholomée Chasse-née, devint célèbre en plaidant la cause d'un groupe de rats. Croyez le ou non, ces rats qui avaient dévastés une culture d'orge, ne s'étaient pas présenter à leur propre procès. Leur avocat contesta la citation à comparaître, sous prétexte que l'accusation ne l'avait pas présentée à tous les rats de la région. Ils réclamèrent donc que les rats comparaissent un autre jour, chose qu'ils ne firent pas davantage. Chasse-née déclara donc que les chats des plaignants étaient les responsables car ils empêchaient les rats de se rentre au tribunal en leur faisant peur. Il demanda ensuite à ce que les plaignants garantissent la sauvegarde des rats sur leurs terrains, ce qu'ils refusèrent et l'affaire fût classé.

Tout cela peut sembler invraisemblable ou complètement imbécile, mais les choses vont encore plus loin. En effet, des animaux ont même comparu aux tribunaux comme témoins. En effet, en Savoie au cour du XVIIe siècle, ont croyait que Dieu accorderai le pouvoir de parler aux animaux plutôt que de laisser un criminel échapper à la justice. Évidemment, ils pouvaient aussi observer la réaction de l'animal. Lorsque l'accusé disait ne pas avoir commis un crime, si son animal bronchait, c'est qu'il mentait. Si l'animal n'avait aucune réaction étrange, c'est que l'accusé disait la vérité et qu'il pouvait être libéré.


# Posté le vendredi 10 août 2007 04:48

Tarantino chez Miike

Tarantino chez Miike
La nouvelle était faite depuis quelques temps que Quentin Tarantino serait à l'affiche en tant qu'acteur, dans le prochain film de Takashi Miike. Et bien c'est chose faite puisqu'il vient de boucler toutes ses scènes. C'est lundi dernier que furent montrées sept minutes du film, lors d'une conférence de presse dans laquelle le réalisateur à parlé de son expérience, évoquant ainsi le caractère atypique de la production, très éloignée de ce qui se fait au Japon.

Pour ceux qui l'ignore encore, le prochain délire du réalisateur japonais se nomme Sukiyaki Western : Django et se présente comme une revisite du célèbre western spaghetti de Sergio Corbucci, Django. Datant de 1966, le film raconte l'histoire d'un homme mystérieux (Franco Nero) débarquant dans une ville de la frontière mexicaine où deux bandes rivales se disputent le pouvoir. Trimballant avec lui un cercueil dont on ignore le contenu, son arrivé en ville va déchaîner un vent de violence et de morts...

Sukiyaki Western : Django sera donc un western spaghetti dans la pure tradition du genre mais avec une différence notable puisque l'action se situera dans le Japon du 12ème siècle. Autre particularité, le film est intégralement tourné en anglais (le réalisateur lui-même ne parle pas la langue de Shakespeare), ce qui est une chose assez rare pour un film tourné au pays du soleil levant.

Pour ceux désireux de satisfaire leur curiosité, je les invites à se rendre ici , où ils pourront trouver notamment une première bande-annonce.

Sortie prévue au Japon pour le mois de septembre. Et peut être un jour en Europe

# Posté le mercredi 08 août 2007 10:52